Dans ses premières années, les troubles de sommeil chez un enfant se manifeste par des cris et des pleurs pendant qu’il dort profondément. Généralement, il s’agit surtout de peur, de terreur nocturnes ou de cauchemar. Parfois même, au moment de s’endormir, votre enfant pourrait avoir des sensations de tomber dans le vide ou des hallucinations.

A quoi correspondent les troubles de sommeil chez les enfants ?

L’important, c’est de lui expliquer que ces sensations sont réelles et tout à fait normales.

Ce n’est que vers sa troisième année que l’enfant commence à faire la différence entre sa vie et son imaginaire. Cependant, il découvre progressivement que les cauchemars ne sont que des rêves et qu’il ne risque rien.

Les troubles de sommeil sont des épisodes normaux pour votre enfant et ne doivent pas vous inquiéter. Cette étape est normale et aide l’enfant pour son développement cognitif. D’ailleurs, ces troubles lui permettent d’exprimer ces angoisses bien que l’enfant les ressent comme inquiétantes ou dangereuses. A vrai dire, il n’arrive pas encore à les traduire autrement.

Ils correspondent également, à des phases de sa vie comme l’entrée à l’école maternelle, la naissance d’un frère ou d’une sœur, un changement de gardienne, ou l’absence d’une personne proche de l’enfant. Toutes ces angoisses, c’est durant la nuit que votre enfant l’extériorise.

Toutefois, s’ils sont très fréquents (Toutes les nuits et pendant des mois) et que ces périodes se prolongent, cela devient problématique. Il est préférable que vous vous rapprochiez d’un spécialiste.

Quelles stratégies adopter ?

Bien que ses peurs soient farfelues, vous ne devez pas grondez votre enfant ni vous moquez de lui puisque pour lui, ses peurs sont réelles ! La meilleure chose à faire c’est d’adopter une attitude calme et affectueuse. Nommez ses peurs et parlez-en afin qu’il se sente compris et plus il se sentira compris, plus il réussira à les vaincre. Incitez-le à les exprimer dans un dessin ou un jeu.

Pour ses cauchemars, ne le touchez pas et ne lui en parlez pas : même s’il semble réveillé, vous pourriez lui faire encore plus peur. Il est préférable que vous restiez à côté de lui pour le rassurer et vous assurer qu’il ne tombe pas de son lit.

Dans tous les cas, s’il demande à dormir avec vous, cela ne résoudra rien, au contraire, ce serait lui donner raison d’avoir peur. Il a juste besoin d’être entendu, compris, et de dormir dans son propre lit, comme d’habitude.

Il est aussi important que vous limitiez l’exposition de votre enfant aux médias qui peuvent aggraver la peur existante ou créer encore d’autres peurs. Qu’il s’agisse de la télévision, de films, de jeux vidéo, d’Internet et même des médias imprimés.

Des troubles du sommeil mineures

Votre enfant pourra aussi être sujet à des troubles du sommeil dans le cas où il subit des changements mineurs qui pourraient l’angoisser. Cela pourrait se produire à la veille d’un évènement auquel il participera à l’instar d’une pièce de théâtre à l’école. Mais les enfants ont aussi le sommeil agité dans le cadre des voyages. En effet, cela arrive même encore chez certains adultes. Le fait de devoir passer des journées et des nuits dans un lieu inconnu ne facilite pas l’endormissement.

Ce n’est pas tout, car votre enfant pourrait être en proie à ce même type de troubles si le rythme de vie change.  Cela se produit souvent après les vacances scolaires, car en revenant à l’école, il faudra se lever tôt à nouveau, dormir plus tôt que prévu le soir et travailler dans la journée. Ce qui pourrait impacter sur le sommeil, mais l’enfant retrouvera son rythme assez rapidement dans ce cas-là.

Par ailleurs, le fait de prendre des repas trop lourds dans la soirée engendre aussi des troubles de l’endormissement chez les enfants qui souffriront peut-être de colique ou de maux gastriques. Bien entendu, cela ne signifie pas qu’il faut lui faire faire un régime, mais vous savez sûrement qu’il n’est pas sain de prendre des repas lourds le soir.

Quelques conséquences des troubles du sommeil infantile

Il se peut qu’un enfant ne puisse pas s’endormir correctement du fait des allergies. Le problème risque de ne pas être résolu s’il ne prend pas des médicaments adéquats. Un enfant pourrait avoir peur de se coucher seul et comme vous avez décidé de ne pas céder à ce caprice, il se pourrait bien qu’il se décide à passer des nuits blanches. Cela pourrait avoir des conséquences graves sur son état de santé en général et ses notes scolaires.

Il est important de noter que les enfants peuvent aussi rencontrer des problèmes de somnambulisme. Cela arrive souvent entre la 3e et la 10e année. Le plus grand risque serait qu’il se dirige vers les escaliers ou qu’il sorte de la maison. Certains enfants se mettent à escalader des meubles et cela peut s’avérer tout aussi dangereux. Dans ce cas, il est urgent d’en discuter à un spécialiste.

Sinon, il y a également des enfants qui souffrent de somniloquie et qui se mettent à parler la nuit en dormant, mais il ne s’agit là que d’un trouble mineur. D’un autre côté, il y a aussi le problème de rythme qui se présente par des mouvements du corps et de la tête. A priori, cela ne semble pas dangereux, mais votre enfant pourrait très bien se blesser si ses mouvements sont trop brusques. Il sera donc nécessaire de le surveiller de près en attendant la consultation médicale.

 

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